Les derniers bilans publiés par Atmo Occitanie confirment que l’année 2025 s’inscrit dans la trajectoire d'amélioration de la qualité de l’air observée depuis plusieurs années. Cette dynamique régionale est d’autant plus remarquable que le territoire fait face à une croissance démographique soutenue, conjuguée à une intensification continue du trafic routier.

Si ce constat global s'avère encourageant pour la santé publique, certains secteurs des grandes métropoles régionales (Montpellier, Toulouse, Nîmes et Perpignan) demeurent exposés à des dépassements des valeurs limites en vigueur pour la protection de la santé.

 

Pollution de l'air en Occitanie, des émissions de polluants en baisse à l'échelle régionale 

Chaque année, Atmo Occitanie assure le suivi des principaux composés réglementés sur l'ensemble du territoire. Cette surveillance porte notamment sur : 
- le dioxyde d'azote (NO₂), un gaz principalement issu du trafic routier ;
- les particules (PM10 et PM2.5),générées en grande partie par le chauffage au bois résidentiel ;
- l'ozone (O₃), un polluant secondaire, non émis directement, issu de la transformation de précurseurs sous l'effet des fortes chaleurs.

Chacun de ces polluants altère la santé des populations exposées, provoquant des affections allant de la simple gêne respiratoire à une hausse de la mortalité. À l'échelle de la région, bien que la situation demeure contrastée, la baisse des niveaux de dioxyde d'azote se poursuit tandis que les concentrations de particules stagnent. Seul l’ozone affiche une dynamique particulière cette année.


L'impact des fortes chaleurs sur l'ozone en Occitanie en 2025

L'année 2025 se distingue par une augmentation marquée des concentrations d'ozone en Occitanie par rapport à 2024. Ce phénomène s'explique par un été particulièrement ensoleillé et chaud, conditions favorables à la formation de ce polluant secondaire
La hausse de l’ozone concerne l'ensemble du territoire régional et tous les habitants sont exposés à des niveaux supérieurs à l'objectif de qualité défini pour assurer une protection de la santé. L’objectif de qualité pour la protection des écosystèmes, car l’ozone a un effet oxydant délétère pour les végétaux, n’est pas non plus respecté.

 

Focus : la qualité de l'air dans les 4 métropoles d'Occitanie. 

Montpellier : une baisse notable des polluants traceurs du trafic routier

Sur le territoire de Montpellier Méditerranée Métropole, la surveillance de la qualité de l’air montre que les seuils réglementaires actuels pour la protection de la santé restent dépassés sur quelques secteurs limités.

Concernant le dioxyde d’azote (NO2), les dépassements sont désormais circonscrits à des secteurs situés à proximité immédiate du trafic routier. Jusqu'à 550 habitants restent exposés à des niveaux de dioxyde d'azote supérieurs à la valeur limite pour la protection de la santé. 

Au regard des nouvelles valeurs limites réglementaires pour la protection de la santé à respecter en 2030, le constat change : en 2025, jusqu’à 513 850 habitants, soit l’ensemble de la population, sont concernés par des niveaux de particules fines (PM2.5) trop élevés, jusqu’à 35 700 et 67 800 personnes sont respectivement exposées à des dépassements en dioxyde d’azote (NO2) et particules en suspension (PM10).


Les cartographies ci-dessous permettent de visualiser les secteurs sur lesquels les concentrations de particules fines et de NO2 dépassent la valeur limite à respecter avant 2030.


 

Pour plus d'informationsconsultez la synthèse de 2025  et découvrez l'état des lieux des émissions de polluants atmosphériques 

 

Toulouse : une hausse sensible des concentrations en particules par rapport à 2024

Sur le territoire de Toulouse Métropole, la surveillance de la qualité de l’air montre que les seuils réglementaires actuels pour la protection de la santé restent dépassés sur quelques secteurs limités.

Concernant le dioxyde d’azote (NO2), les dépassements sont désormais circonscrits à des secteurs situés à proximité immédiate du trafic routier. Jusqu'à 500 habitants restent exposés à des niveaux de dioxyde d'azote supérieurs à la valeur limite pour la protection de la santé. 

Au regard des nouvelles valeurs limites réglementaires pour la protection de la santé à respecter en 2030, le constat change : en 2025, jusqu’à 832 350 habitants, soit l’ensemble de la population, sont concernés par des niveaux de particules fines (PM2.5) trop élevés, jusqu’à 81 400 et 256 100 personnes sont respectivement exposées à des dépassements en dioxyde d’azote (NO2) et particules en suspension (PM10).

Les cartographies ci-dessous vous permettent de visualiser la situation de la Métropole de Toulouse où l’ensemble du territoire est touché par des concentrations de particules fines et NO2 dépassent la valeur limite à respecter avant 2030.

Pour en savoir plus, consultez la synthèse de 2025  et découvrez l'état des lieux des émissions de polluants atmosphériques.

 

Nîmes : une situation sensiblement meilleure que dans les autres grandes agglomérations de la région

Sur le territoire de Nîmes Métropole, la surveillance de la qualité de l’air montre que les seuils réglementaires actuels pour la protection de la santé sont respectés à l’exception de l’objectif de qualité fixé pour les particules fines (PM2.5) et l’ozone comme sur l’ensemble des grandes agglomérations.

Le renforcement des connaissances sanitaires a poussé l'Europe à faire évoluer les exigences. Au regard des nouvelles valeurs limites réglementaires pour la protection de la santé à respecter en 2030, le constat change : en 2025, jusqu’à 255 250 habitants, soit 98% de la population, sont concernés par des niveaux de particules fines (PM2.5) trop élevés, jusqu’à 3 250 et 16 300 personnes sont respectivement exposées à des dépassements en dioxyde d’azote (NO2) et particules en suspension (PM10).

Les cartographies ci-dessous vous permettent de visualiser les secteurs de Nîmes Métropole touchés par des concentrations de particules fines et de NO2 dépassent la valeur limite à respecter avant 2030.

 

Pour aller plus loin, consultez la synthèse de 2025 et découvrez l'état des lieux des émissions de polluants atmosphériques.

 

Perpignan : des concentrations de particules et de dioxyde d'azote qui restent stables

Sur le territoire de Perpignan Méditerranée Métropole, la surveillance de la qualité de l’air montre que les seuils réglementaires actuels pour la protection de la santé restent dépassés sur quelques secteurs limités.

Concernant le dioxyde d’azote (NO2), les dépassements sont désormais circonscrits à des secteurs situés à proximité immédiate du trafic routier. Jusqu'à 300 habitants restent exposés à des niveaux de dioxyde d'azote supérieurs à la valeur limite pour la protection de la santé.

Au regard des nouvelles valeurs limites réglementaires pour la protection de la santé à respecter en 2030, le constat change : en 2025, jusqu’à 277 850 habitants, soit l’ensemble de la population, sont concernés par des niveaux de particules fines (PM2.5) trop élevés, jusqu’à 11 750 et 126 000 personnes sont respectivement exposées à des dépassements en dioxyde d’azote (NO2) et particules en suspension (PM10).

Les cartographies ci-dessous vous permettent de visualiser les secteurs de Perpignan Méditerranée Métropole touchés par des concentrations de particules fines et de NO2 dépassent la valeur limite à respecter avant 2030.

 

 

Envie d’en savoir plus ? Consultez la synthèse de 2025  et Découvrez l'état des lieux des émissions de polluants atmosphériques